Disons le simplement, il ne saurait y avoir de démocratie vivante sans une politique qui permette à tous la fréquentation des œuvres et des artistes, dans leur plus grande diversité.

Là dessus tout le monde semble s'accorder,
à tel point qu'il n'y a plus de débat.
Pourtant, la crise révèle les profondes disparités territoriales et sociales qui perdurent ou se sont accentuées au cours du dernier quinquennat. Chaque jour, nous découvrons un peu plus combien, pour nombre de nos concitoyens, les horizons se bouchent, la parole devient plus difficile, la démocratie se vide de sens.
La décentralisation et la démocratisation culturelle sont des instruments d'émancipation, de création et de développement pour nos régions. Elles constituent toujours des marqueurs infaillibles de l'état de notre pays et de son ambition profonde.

Nous, Scènes nationales, 70 lieux émetteurs ou passeurs, répartis sur l'ensemble du territoire, avons été forgées par cinquante années de politique publique dans les domaines de la production et de la diffusion du spectacle vivant,
mais aussi du cinéma ou des arts plastiques.

Jour après jour, avec les créateurs, les enseignants, les bibliothèques, les associations nous faisons de la création une question publique, au sens noble :
nous faisons de la création un bien commun.

Au cœur de la campagne présidentielle et de la crise qui la cerne, nous voulons confronter les paroles d'artistes et d'acteurs culturels aux analyses des chercheurs et des universitaires, ainsi qu'aux propositions des candidats
qui briguent la magistrature suprême.
Nous voulons mettre au programme le désir et l'imaginaire.
C'est notre façon de battre la campagne!